l’abbé Jumel

Le 8 janvier 1832, nait à Corbie, l’abbé Jumel (Édouard Alfred). Lors de ses études au petit séminaire de Saint-Riquier, près d’Abbeville, il manifeste un goût très prononcé pour les sciences, le dessin et la musique. Au grand séminaire d’Amiens, il exerce la fonction de bibliothécaire. Il y établit un catalogue des livres rassemblés dans cet établissement. Son goût pour l’étude ne fait que s’accroître.

A sa sortie, il est nommé vicaire à Harbonnières, puis passe à Picquigny et Bourdon. Comprenant tout l’intérêt qui s’attache à l’histoire locale, il publie dans les bulletins de la Société des antiquaires de Picardie les monographies de 7 communes (Bourdon – Flixecourt – Crouy – Vignacourt – Davenescourt – Heilly et Quevauvillers). Comme hagiographe, il donne une « Vie de sainte-Colette » de Corbie – une « Vie de saint-Adrien », des « Panégyriques des Saints » et un « Mois de Marie ». En 1871, il exerce son ministère à Quevauvillers.

Le 11 juillet 1881, la Ville de Paris lui remet une médaille d’argent au grand concours international de musique, comme directeur de l’Orphéon de Quevauvillers. Malheureusement, sa vue s’altère. Il cesse ses publications.

« Je considère ma carrière littéraire comme terminée. Je ne m’occupe plus désormais que de mon ministère paroissial, laissant à d’autres, plus jeunes, d’exploiter le champ si vaste de la science. »

Il s’éteint à Quevauvillers le 2 décembre 1915 et repose dans le cimetière communal.